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Chaban avait quinze ans lorsque son père fut emporté par la tuberculose, maladie incurable à l’époque. Il resta avec sa mère, ainsi qu’avec son frère cadet Méziane. Cette femme, nommée Fatima, était une femme exceptionnelle. Pendant qu’elle assurait le travail de la maison avec son jeune fils Méziane, son aîné, Chaban, travaillait comme berger chez un paysan du coin. Du matin au soir, il gardait le bétail (lmal) dans les champs et, pour gagner quelques bouchées de pain supplémentaires, tout en faisant paître son troupeau, il ramassait du bois et  aidait les paysans aux  travaux agricoles.
En hiver, Chaban était chargé de transporter sur le dos d’un âne, dans le froid glacial, et en passant par des sentiers très escarpés, des sacs d’olives fraîchement ramassées par la famille de son maître, pour les livrer quelques kilomètres plus loin dans une huilerie. En échange, le paysan accordait à sa mère quelques maigres rations de maïs, de blé et d’huile, tout juste de quoi survivre misérablement. Jamais d’argent liquide. C’était une sorte de troc. Comme tous les fils de pauvres à l’époque, Chaban avait un statut spécial : il était commis (acherik).

Mais lorsqu’il atteignit l’âge de dix-neuf ans, un autre destin vint frapper à sa porte. Comme tous les Algériens de son âge, les Français le sollicitèrent pour aller se battre et défendre la France en Indochine.

  • Broché: 176 pages
  • Editeur : L’Harmattan (9 mars 2007)
  • Collection : Rue des Ecoles
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2296028063
  • ISBN-13: 978-2296028067
  • Dimensions du produit: 21,5 x 1,2 x 13,5 cm

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Histoire d’un berger de Kabylie pendant la guerre d’Algérie (mars 2007)