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alimebtouche.com https://www.alimebtouche.com Ecrivain Kabyle Sat, 20 Aug 2022 18:02:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://www.alimebtouche.com/wp-content/uploads/2019/04/alimebtouche.ico alimebtouche.com https://www.alimebtouche.com 32 32 La valise de mon père https://www.alimebtouche.com/la-valise-de-mon-pere/ Fri, 10 May 2019 18:23:32 +0000 http://www.alimebtouche.com/?p=2308

La valise de mon père

Après l’indépendance de leur pays, beaucoup de jeunes Algériens qui ont cru en les promesses du FLN pour une vie meilleure, sont déçus par les méthodes de ce gouvernement qui veut instaurer l’arabisation forcée, une culture qui n’est pas la leur pour beaucoup d’entre eux. Alors ils préfèrent prendre le chemin de l’exil pour émigrer dans le pays de leur ancien colonisateur, comme leurs pères qui leur avaient fait miroiter depuis leur plus jeune âge ce pays de cocagne…

« Qui Étiez vous avant votre arrivée en France ? »

« Je vivais en Kabylie dans mon village natal que je n’avais jamais quitté. Pendant la guerre d’Algérie, j’avais été scolarisé deux ans… »

Ali Mebtouche est né à Aït Aïssa Mimoun, à Tigzirt-sur-mer, en Algérie. Scolarisé par les soldats français pendant la guerre d’Algérie, de l’âge de treize ans à l’âge de quinze ans, il a émigré en France à l’âge de dix-neuf ans. En France, l’auteur a suivi des cours de français organisés par une association après sa journée de travail en usine.

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Parution dans Elwatan (Algérie 2018) https://www.alimebtouche.com/parution-dans-elwatan-algerie-2018/ Sat, 13 Apr 2019 12:21:24 +0000 http://www.alimebtouche.com/?p=2616

Parution dans Elwatan (Algérie 2018)

« Je raconte ma région et j’écris ce que je ressens ». « Dans mes livres, il y a toujours une corrélation et une sorte de succession logique des événements, nous a confié Ali Mebtouche (Journal Elwatan, Algérie, parution 2018).

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Canal Algérie « Bonjour d’Algérie » https://www.alimebtouche.com/canal-algerie-bonjour-dalgerie/ Sat, 13 Apr 2019 12:17:35 +0000 http://www.alimebtouche.com/?p=2612

Canal Algérie « Bonjour d’Algérie »

Ali Mebtouche est l’invité littéraire de Mehdia MELLAL BAIRI pour la matinale « Bonjour d’Algérie » sur la chaîne nationale Algérienne Canal Algérie.

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Musiques de la ville ordinaire / CMTRA Rhône Alpes https://www.alimebtouche.com/musiques-de-la-ville-ordinaire-cmtra-rhone-alpes/ Sat, 13 Apr 2019 12:12:36 +0000 http://www.alimebtouche.com/?p=2608

Musiques de la ville ordinaire / CMTRA Rhône Alpes

Ali Mebtouche est chanteur et joueur de mandole kabyle. Il est arrivé à Lyon dans les années 1960, comme beaucoup de ses compatriotes, pour trouver du travail. C’est sur la « Place du pont » qu’il a retrouvé des parents, des voisins qui l’ont aidé à s’installer, à trouver un emploi. Pour Ali, la musique a joué un rôle quasi vital dans ces premières années loin du pays. Les hommes, seuls, se regroupaient le soir dans les cafés et trouvaient dans le jeu instrumental, dans l’interprétation collective des chansons populaires, une source de réconfort et de soutien précieux.

Avec quelques-uns de ses compagnons de soirée, Ali a monté le groupe Les Djurdjuras, du nom des montagnes de Kabylie, avec lequel il partait animer les fêtes, les mariages, les rencontres officielles de la communauté kabyle et avec lequel il a fait découvrir au public français les répertoires en langue berbère.

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L’histoire d’un habile berger kabyle : expressions-venissieux.fr https://www.alimebtouche.com/lhistoire-dun-habile-berger-kabyle-expressions-venissieux-fr/ Sat, 13 Apr 2019 12:01:39 +0000 http://www.alimebtouche.com/?p=2600

L’histoire d’un habile berger kabyle : expressions-venissieux.fr

Dans son quatrième livre, « Pour l’honneur d’un village », Ali Mebtouche a choisi de raconter une histoire familiale. Cet ancien Vénissian, qui a passé sa carrière à Berliet et R-VI, évoque la Kabylie de la fin du XIXe, le bagne de Cayenne et La Mecque “en toute franchise, sans hypocrisie”.

Et si tout Ali Mebtouche était dans une phrase, une phrase qu’il a finalement supprimée de son quatrième roman, “Pour l’honneur d’un village” ? Il précisait alors que le récit que l’on venait de lire -l’histoire de Ouali, berger kabyle de la fin du XIXe siècle qui va être déporté au bagne de Cayenne-, serait immortalisée par son arrière-petit-fils. Et l’on comprenait les liens de parenté qui unissaient Ali au héros de son livre.
Tout Ali est dans cette phrase supprimée, car notre homme est rien moins que prétentieux. Il hésite à se reconnaître auteur, préférant dire : “Je garde les pieds sur terre. On me félicite pour ma simplicité. Mais, malgré le titre choisi par un journaliste algérien, “Un ouvrier devenu écrivain”, je ne crois pas l’être.” Né en Kabylie, Ali Mebtouche fut le premier de sa famille à pouvoir aller à l’école. “J’ai été scolarisé par l’armée française pendant la guerre d’Algérie. Je suis arrivé en France à l’âge de 19 ans. Je me suis inscrit aux cours de français gérés par des bénévoles, pour améliorer mon niveau.”
Ali habite Vénissieux entre 1972 et 1982, rue Georges-Lévy, derrière Vénissy. Il travaille à Berliet, devenu R-VI, jusqu’au moment de prendre sa retraite.
“On me demande souvent pourquoi je suis venu à l’écriture. J’ai trouvé qu’elle était un moyen de s’exprimer. A R-VI, dans les années quatre-vingt-dix, nous avions monté un atelier d’écriture de textes qui se réunissait une fois par mois. Un jour, j’ai montré à un écrivain ce que je faisais. Je lui ai dit que j’écrivais ce que je ressentais. “Vous allez devenir un vrai Victor Hugo”, m’a-t-il répondu. Il se moquait. Mais cela m’a encouragé, et mes amis aussi m’ont conseillé de continuer. Au début, j’étais coincé, entre autres par la concordance des temps, l’emploi de l’imparfait. Mon épouse, qui était professeur, me corrigeait et elle continue à le faire.”
Au fil du temps, Ali a raconté son arrivée en France, d’une façon à peine romancée, dans “Le voyage de Mohand” et poursuivi l’aventure de l’écriture avec “Histoire d’un berger de Kabylie pendant la guerre d’Algérie”, puis “Les cigognes et le pigeon”. “L’histoire que je livre dans “Pour l’honneur d’un village”, je la connaissais depuis que je suis tout petit. Mes parents me racontaient souvent comment mon arrière-grand-père avait tué cinq lions. L’histoire du mariage, je l’ai entendue des milliers de fois. Je savais aussi qu’il avait assassiné un administrateur qui l’avait humilié. En Kabylie, la vengeance était légale, sauf que la France avait tout changé et aboli les lois locales. L’histoire de mon arrière-grand-père a été transmise par ma famille et par les anciens du village. Quand j’ai publié mon livre sur le berger de Kabylie, on m’a demandé pourquoi je n’en écrivais pas un sur mon arrière-grand-père. Car dans tous les précédents, j’avais déjà fait allusion à lui en deux ou trois pages.”

Les premiers temps de la colonie française
À son arc artistique, Ali Mebtouche ajoute une corde musicale. Il déclare se passionner autant pour les contes que pour les chansons kabyles des années cinquante, qu’il a entendues chanter par les anciens, en France. Les unes comme les autres nourrissent ses récits. Car aux faits historiques rapportés oralement dans la famille (les lions, le meurtre, l’exil à Cayenne, l’évasion, le bateau anglais, le canal de Panama, le départ pour La Mecque), Ali ajoute des personnages, tel Aziz, ce Berbère marocain rencontré par le héros à La Mecque. “L’histoire du passage de mon arrière-grand-père à La Mecque est véridique, il l’avait raconté à sa femme.  Il a dénoncé certaines pratiques, qui avaient plus à voir avec des échanges commerciaux qu’avec la piété.”
On lit avec beaucoup d’intérêt les aventures de Ouali. Ali Mebtouche sait mener son récit avec habileté, nous entraînant de Kabylie en Guyane, de l’Angleterre à l’Afrique du Sud, de l’Inde à La Mecque et au Maroc. Les péripéties se succèdent, créant un attachement au héros, une attente. On apprend beaucoup sur les premiers temps de la colonie française en Algérie, les premières révoltes kabyles, la manipulation des autorités françaises, le double-jeu des marabouts. “Il faut être franc et dire les choses comme elles sont”, préconise l’écrivain. Ali cite le chiffre de 1500 exemplaires vendus de “Histoire d’un berger de Kabylie”. On lui souhaite de battre ce record avec “Pour l’honneur d’un village”.

“Pour l’honneur d’un village”, éditions Kirographaires, 18,95 euros.
Le livre peut être commandé dans toutes les librairies et auprès de l’éditeur et de son responsable des ventes, Elif Arik : elif.arik@edkiro.fr

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Emission de Radio Chrétienne Francophone St Etienne https://www.alimebtouche.com/emission-de-radio-chretienne-francophone-st-etienne/ Sat, 13 Apr 2019 11:52:41 +0000 http://www.alimebtouche.com/?p=2592

Emission de Radio Chrétienne Francophone St Etienne

Ali MEBTOUCHE était l’invité de Jean-Claude DUVERGER et Jacques PLAINE pour l’émission du 5 janvier 2008.

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Un ouvrier devenu écrivain : vitaminedz.com https://www.alimebtouche.com/un-ouvrier-devenu-ecrivain-vitaminedz-com/ Sat, 13 Apr 2019 11:25:35 +0000 http://www.alimebtouche.com/?p=2577

Un ouvrier devenu écrivain : vitaminedz.com

Le parcours d’Ali Mebtouche est étonnant. Emigré d’Algérie à moins de 20 ans, il s’installe dans la région lyonnaise où il travaillera toute sa vie à l’usine. Par le hasard d’un atelier d’écriture, le démon de la plume le prend alors qu’il arrive à la retraite. Trois livres sont publiés avec un contenu qui mérite le détour, un quatrième est en cours.


Lyon : De notre correspondant

 

Ali Mebtouche est né à Aït Aïssa Mimoun, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Alors que la guerre fait rage dans les zone militaires, il est scolarisé par les soldats français de 13 à l’âge de 15 ans. Certainement déjà les sonorités de la langue de Voltaire parlaient à sa soif de connaissances et il va y goûter pleinement au point de vouloir découvrir ce qui se cache derrière le miroir. Il n’a que 19 ans lorsqu’il émigre en France. Il raconte ce départ dans son dernier livre Le voyage de Mohand réédité en 2008 aux éditions Le Manuscrit.

Il parle d’un rêve qui remonte à l’enfance : « Depuis sa plus tendre enfance, Mohand était obsédé par l’idée de quitter un jour son village natal pour émigrer dans le pays de ses rêves : la France. Ne voyant rien arriver dans l’Algérie indépendante en laquelle tous les Algériens espéraient une vie meilleure, Mohand préféra s’exiler, comme tant de jeunes de son âge, et partir à la recherche du paradis que les anciens émigrés, après des années passées en France, leur faisaient miroiter lorsqu’ils étaient enfants. Mais avant tout, Mohand devait faire une demande auprès de la nouvelle administration de son pays pour se faire délivrer une carte nationale d’identité. ».

Au passage, il égratigne la bureaucratie algérienne de la post-indépendance : « Depuis le départ des Français, l’administration algérienne était en panne de cerveaux. On recrutait n’importe qui et n’importe comment. L’employé à la chéchia se trompa en inscrivant la date de naissance de Mohand sur l’imprimé destiné à la préfecture. Mohand s’aperçut vite de l’erreur sur le double de l’imprimé, mais il se tut, car il craignait que l’employé ne s’énerve et qu’il ne les renvoie chez eux jusqu’à une date ultérieure’ »Arrivé en France, Ali Mebtouche est un simple ouvrier OS dans une petite usine pendant huit ans, puis ouvrier professionnel aux usines Marius Berliet, dans la région lyonnaise, devenues Renault véhicules industriels. Dans le cadre de cette France des années 1960, difficiles pour les immigrés algériens, il s’adapte, s’intègre à sa nouvelle vie, au point que l’heure de la retraite sonne, et le plonge dans les délices d’une formation à l’écriture.

Il est tellement bien trempé dans le bain qu’il écrit trois livres. « Actuellement, nous dit-il, je travaille sur l’histoire de mon arrière-grand-père, déporté au bagne de Cayenne vers 1883 pour avoir assassiné un administrateur colonial qui avait humilié tous les habitants de son village. Je raconte sa détention, son évasion, son voyage de retour, en passant par La Mecque, son arrivée au pays, puis sa capture après un séjour dans le maquis ».Une thématique qui ne peut laisser indifférent, comme celle de ses précédents ouvrages. Confortant ses racines berbères dans le milieu associatif, il implique continuellement son terroir dans son écriture, mais aussi des pages douloureuses de notre histoire. Outre Le voyage de Mohand cité plus haut, il publie ainsi en mars 2007 Histoire d’un berger de Kabylie qui se déroule pendant la guerre d’Algérie, avec un regard original sur la traîtrise. « Au début des années 1950, Chabane est mobilisé pour aller défendre les intérêts coloniaux de la France en Indochine. A la fin de son service, marqué à vie par les atrocités vécues dans les maquis marécageux de la guerre d’Indochine, il regagne son village de Kabylie.

Un jour, et pour une histoire banale, il se voit forcé de rejoindre les groupes armés du FLN. Nommé officier, il mène avec ses hommes une guerre d’embuscades acharnées contre l’armée française. Jaloux de ses succès, un de ses officiers prépare un complot contre lui. Averti à temps, il échappe de peu à la mort. Pour se venger, il négocie alors sa reddition à l’armée française et devient un des harkis les plus sanguinaires qu’ait connus la guerre d’Algérie. » Enfin, dans Les cigognes et le pigeon, il revient à ces années de labeur : sa vie en usine. Il offre là une remarquable immersion dans l’univers du travail ouvrier de l’immigration. Un auteur attachant, à découvrir, aux éditions L’Harmattan et Le Manuscrit.

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Parution dans le magazine « ELLE » https://www.alimebtouche.com/parution-dans-le-magazine-elle/ Sat, 13 Apr 2019 11:20:41 +0000 http://www.alimebtouche.com/?p=2569

Parution dans le magazine « ELLE »

Qui êtiez vous avant votre arrivée en France ? Je vivais en Kabylie dans mon village natal que je n’avais jamais quitté. Pendant la guerre d’Algérie, j’avais été scolarisé deux ans…

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Article paru dans le journal « L’Expression » https://www.alimebtouche.com/article-paru-dans-le-journal-lexpression/ Sat, 13 Apr 2019 11:13:44 +0000 http://www.alimebtouche.com/?p=2564

Article paru dans le journal « L’Expression »

LA PRESSE EN PARLE

On peut avoir le choix. Imaginez que tout va mal au boulot, vous vous sentez harcelé, espionné dans vos activités syndicales. Vous pouvez tout envoyer balader et vous retrouver sans rien pour vivre. Vous pouvez opter pour la violence, vous retourner contre ceux qui vous en veulent et tout perdre. Vous pouvez -et c’est sur cette voie qu’Ali Mebtouche s’est engagé-, prendre un stylo et raconter cette histoire. Une histoire qui s’est déroulée à R-VI dans les années quatre-vingt. « Je voulais faire un journal intime, témoigne-t-il aujourd’hui. À l’époque, cela m’était difficile d’écrire. J’ai trouvé un copain, au comité d’établissement, qui m’a aidé. Ma femme aussi, qui était enseignante. Beaucoup de gens m’ont dit que c’était elle qui écrivait. Je les laisse parler. On ne peut pas décrire à ma place les montagnes de Kabylie. »

Après ce premier livre inspiré par sa vie, « Le voyage de Mohand », Ali Mebtouche en a publié deux
autres: « Les cigognes et le pigeon », sorti en 2003 aux éditions Le manuscrit, puis « L’histoire d’un berger de Kabylie pendant la guerre d’Algérie », paru début mars chez L’Harmattan. « Dans ce livre, reprend Ali Mebtouche, les scènes de guerre que je raconte, je les ai vécues dans mon village quand j’étais gosse. Le berger est un personnage que j’ai connu. Je l’ai appelé Chaban mais ce n’est pas son vrai nom. J’avais 5 ans quand il est revenu d’Indochine. J’ai raconté son histoire, décrit le comportement des militaires français et celui de la population, tiraillée entre le FLN et l’armée française. J’ai fait une enquête, j’ai téléphoné à ma mère en Algérie. Beaucoup d’immigrés d’ici m’ont donné des renseignements. »
Écrire, dit-il, est devenu facile pour lui.
« C’est une passion. Et quand j’ai trouvé un sujet… Pour « Le berger », une dame m’avait demandé d’écrire une dizaine de pages sur la guerre d’Algérie. Plusj’écrivais et plus je voyais l’horizon. Maintenant, je cherche un autre sujet. J’en ai un qui est d’actualité : j’ai un arrière-grand-père qui a été déporté en Nouvelle-Calédonie en 1872. Les hommes comme lui, on les appelait les bandits d’honneur. Actuellement, il existe des Calédoniens qui revendiquent encore leurs origines berbères. 11 faut à présent que je fasse des recherches sur ce thème que ma fille m’a suggéré. C’est elle, d’ailleurs, qui m’a poussé à écrire. Je racontais des histoires à la maison, des contes kabyles. Elle m’a demandé pourquoi ne mettais pas tout cela sur papier. À cette époque, j’étais perturbé. Je travaillais à la forge, un contremaître me cherchait des problèmes et on me prenait pour un pauvre ouvrier incapable de faire quoi que ce soit. Cela m’a
motivé. »

Article de Jean-Charles Lemeunier paru dans L’Expression, 28 mars 2007

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Le bagnard de Kabylie https://www.alimebtouche.com/lebagnarddekabylie/ Fri, 12 Apr 2019 09:30:11 +0000 http://www.alimebtouche.com/?p=2489

Le bagnard de kabylie

Après la conquête de la Kabylie par les Français, vers 1857, les nouveaux maîtres de l’Algérie abolirent ses lois        traditionnelles. Afin de réussir leur entreprise de colonisation, ils choisirent des religieux et des notables    indigènes déjà en place pour administrer la population.

Malgré les lois contraignantes imposées par la France, des Algériens n’hésitaient pas à prendre les armes pour défendre leur honneur. La France les surnomma « les bandits d’honneur ». Ce fut le cas de Ouali, le héros de ce roman. Pour le punir, l’administration coloniale le déporta à Cayenne en 1884. Il s’évada au bout de quelques années avec d’autres bagnards et, après avoir fait le tour du monde, retrouva sa Kabylie   natale…

« J’ai travaillé sur l’histoire de mon arrière-grand-père, déporté au bagne de Cayenne vers 1883 pour avoir assassiné un administrateur colonial qui avait humilié tous les habitants de son village ».

« Je raconte sa détention, son évasion, son voyage de retour, en passant par La Mecque, son arrivée au pays, puis sa capture après un séjour dans le maquis « .

Ali Mebtouche est né à Aït Aïssa Mimoun, à Tigzirt-sur-mer, en Algérie. Scolarisé par les soldats français pendant la guerre d’Algérie, de l’âge de treize ans à l’âge de quinze ans, il a émigré en France à l’âge de dix-neuf ans. En France, l’auteur a suivi des cours de français organisés par une association après sa journée de travail en usine.

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